Greppicante, Bolgheri 2008, Italie 23,60$

3 02 2012

Une amie italienne, installée au Québec depuis toujours, nous dit souvent : « Que feriez-vous sans les Italiens? ». À bien y penser, elle a tout à fait raison. Nous baignons dans un univers où l’influence de l’Italie prend une place prépondérante dans notre vie. On a qu’à penser à la cuisine italienne, omniprésente dans nos émissions de télé préférées ainsi qu’aux restaurants italiens, bien ancrés dans chaque petit village québécois, de Natashquan à Val-D’Or, en passant par St-Venant-de-Paquette. Et que dire de ceux qui ne jurent que par la mode italienne? Sans parler des voitures italiennes, qui ont la cote auprès des mieux nantis. Qui ne s’est pas retourné en entendant le vrombissement caractéristique d’une rutilante Bugati? Mais dans mon esprit, ce que les Italiens réussissent le mieux, c’est encore le vin. Et parmi mes préférés, on retrouve les vins de Bolgheri. Une jeune appellation qui regroupe certains des grands vins d’Italie qu’on appelait autrefois « Super Toscans ». Vinifiés dans l’ouest de la Toscane avec un mélange de cépages Bordelais et Italien, ces vins étaient relégués au rang de simples « Vino da Tavola », l’équivalent des vins de table. Toutefois, en raison de leur puissance en fruit et leur qualité de vinification, la législation italienne créa, en 1994, l’appellation Bolgheri, du nom du pittoresque village autour duquel s’étend le vignoble.

Ce Greppicante fait honneur à l’appellation, avec ces odeurs très complexes de fumée, de tabac, de chocolat, de cerise, de réglisse rouge et de cannelle. En bouche, on découvre un fruit mûr, un tantinet évolué, qui s’exprime autour de la cerise, du cuir et du chocolat, soutenue par une trame tannique d’une souplesse remarquable. Il étonne par sa rondeur parfaite et son interminable finale. Une vraie merveille! On ne peut trouver meilleur vin à ce prix. Faites-en vite provision, car les stocks s’envolent rapidement.





Domaine de l’Espigouette, Vacqueyras 2008, Bernard Latour, France 23,00$

23 10 2011

La grande région des Côtes du Rhône s’articule de part et d’autre du majestueux Rhône et s’étend de Vienne, au nord, jusqu’à Avignon, au sud. Si le nord de la région est le berceau des prestigieuses appellations de Côte-Rôtie, Condrieu et Hermitage, la section sud recèle une multitude de trésors fort colorés, à l’image de ses habitants, sur un terroir très varié. C’est d’ailleurs le pays du magnifique Châteauneuf du Pape. La géologie accidentée du sud de la Vallée du Rhône favorise la culture à flanc de montagne et permet un meilleur ensoleillement, dans une région chaude et sèche où le Grenache, le Mourvèdre et la Syrah s’en donnent à cœur joie. C’est le cas, entre autres, du délicieux Vacqueyras, l’un des 16 crus des Côtes du Rhône, situé à une quinzaine de kilomètres à l’est d’Orange, au pied des Dentelles de Montmirail.

Bernard Latour nous propose une véritable petite merveille élaborée à 80% de Grenache. Un cépage qui aime les régions chaudes du Sud de la France et qui donne des vins très aromatiques. Le nez s’ouvre sur des effluves intenses de fines herbes, comme le romarin et le thym ainsi que sur des notes de fumée. Une fois aéré, il dégage soudainement de puissantes odeurs de fruit confit, de pruneau séché et de cannelle sur fond poivré. La bouche est voluptueuse, généreuse et s’articule autour du fruit bien mûr, presque confit. On perçoit même les relents de fumée perçue au nez. L’équilibre entre le fruit et l’acidité est quasi parfait et l’ensemble s’exprime sur des tannins bien structurés et élégants. C’est un vin corsé et ample qui n’aura pas peur d’un bon plat d’agneau au romarin ni d’un mijoté bien relevé. Il est disponible au rayon des produits Sélection en quantité fort appréciable. Ne manquez pas de vous offrir cette petite perle du sud!





Bure Alto, Valpolicella Ripasso 2008, Villa Girardi, Italie 22,05$

28 03 2011

L’Italie m’emballe encore avec ce fantastique Ripasso, duquel émane de puissantes odeurs de vanille, de cuir, de pruneau séché, de réglisse, de cèdre, de poivre et de cerise noire. Il est d’une complexité peu commune et nous séduit dès l’ouverture de la bouteille. On sent rapidement la puissance du raisin bien mûr et de la fermentation sur les lies d’Amarone. La bouche peut se résumer en une explosion de fruits confits, se développant autour de la cerise noire et du pruneau séché. Cette puissance se marie avec une trame tannique des plus souples et d’une tendreté sans pareil. Un vrai plaisir pour le palais. Ici, rien d’anguleux, ni d’accrochant. Un vin qui flirt joliment avec le puissant Amarone, sans toutefois avoir à débourser 50$ ou 60$. Une trouvaille magnifique sur les rayons des produits en sélection. Vous le dégusterez avec des viandes sauvages, rouges de préférence ainsi qu’avec des plats nord-Africains, apprêtés avec des raisins secs et des pruneaux séchés. Une pure merveille!!!





Jean-Paul Brun, Terres Dorées, Côte de Brouilly 2008, France 20,60$

30 04 2010

Si l’étiquette de ce Beaujolais est d’une simplicité désarmante, le vin, pour sa part, fait preuve d’une belle complexité. Loin de certains vins de Gamay à la structure un peu mince, ce Côte de Brouilly, bien que très jeune, exploite de belle façon les tannins et possède un bel équilibre entre l’acidité et le fruit. À l’ouverture, on perçoit immédiatement de belles odeurs de framboise de fruits confits et de viande fumée. La bouche s’ouvre sur des flaveurs de fraise et de cerise, en équilibre avec une acidité rafraîchissante et soutenue par une trame tannique souple et élégante. Un vin désaltérant qui coule tout en douceur, agréable au palais, mais surtout pas insipide. Une très belle découverte qui arrive juste à point pour l’été et les petites bouchées sur la terrasse. Un vin qui me réconcilie avec la région du Beaujolais et qui nous fait entrevoir le meilleur que cette région peut offrir. Un des « must » de l’été.





Montefalco Rosso 2006, Novelli, Italie 21,95$

18 04 2010

Novelli n’est pas qu’un producteur de vin, mais une grosse compagnie qui œuvre également dans le domaine agro-alimentaire. Ces activités se concentrent principalement autour de la production de pain, de pâte à pizza, de produits à base d’oeufs et de nourriture pour les chevaux. Le vignoble est une grande partie de leurs exploitations et s’articule principalement autour de la ville médiévale de Montefalco. Même si le Sagrantino est le cépage phare de cette région, ce Montefalco Rosso n’en contient que 15%, laissant la plus grande place au Sagiovese, cépage emblématique des Chianti de la Toscane. Cet assemblage est fort réussi et permet au vin d’expulser librement ses effluves de noix de coco, de cerise noire, de banane, de cuir, de fumée et de vieux bois. Un nez fort aromatique et très séduisant qui mène à une bouche tout aussi séduisante, pleine, ample et corsée. Les amateurs de tannins fermes seront servis à souhait car l’astringence est bien présente mais s’exprime avec une belle souplesse, qui forme un parfait équilibre avec une bonne pointe d’acidité rafraîchissante. La finale évolue surtout autour du caramel, légèrement chocolaté, dans laquelle on perçoit également des touches de fumée qu’on avait perçues au nez. Un vin bien charpenté qui ne sera pas gênant de sortir de la cave dans trois ou quatre ans. Un vin que j’ai tout simplement adoré.





Nikau Point, Chardonnay Reserve 2002, Hawkes Bay, Nouvelle-Zélande 19,95$

18 04 2010

Voici une trouvaille dont je me souviendrai longtemps. À prime abord, c’est surtout l’étiquette qui m’a vraiment attirée. Je la trouve très belle et très exotique. En y regardant de plus près, je me suis étonné de constater que je venais de mettre la main sur un Chardonnay de 8 ans d’âge, au prix de 22.95$…en rabais à 19,50$. COOL!!! M’ai-je dit. Il est effectivement très rare de trouver des vins déjà vieillissants à des prix aussi raisonnables. De façon générale, il faut être prêt à débourser plus de 30$ pour s’en prévaloir. Et voilà, j’étais conquis. La bouteille sous le bras et hop à la maison. Au moment de l’ouverture, ce sont les odeurs d’agrumes et de pomme qui sont les premières à se révéler, accompagnées par de subtiles note minérales, légèrement herbacées. La première gorgée surprend avec ses belles notes intenses de fruit frais, enrobant tout le palais. La texture est grasse mais non sans une belle touche d’acidité qui lui donne cette belle fraîcheur cristalline. Le fruit est opulent et très long en bouche, signe d’un bon vin. Un vin qu’on voudrait éternel, tellement il réjouit l’âme. Un magnifique vin disponible au répertoire des produits en sélection. Vérifiez bien l’inventaire de la SAQ avant de vous déplacer. Le déplacement en vaut la chandelle, croyez-moi!!!





Napa Cellars, Zinfandel, Napa Valley 2006, USA 24,60$

15 04 2010

Wow, wow, wow!!! J’ai bien failli mettre 5 étoiles à ce délicieux Zinfandel de la Californie. Un vin tout à fait époustouflant qui se tient loin de la majorité des Zin aux grosses notes de bonbon qu’on peu retrouver sur le marché. Il se distingue particulièrement par l’opulence de son fruit qui évolue sur des notes de cerises noires, de noix de coco, de viande fumée, d’estragon, de tabac,  surmonté de belles odeurs vanillées et boisées. La bouche reflète exactement les odeurs perçues au nez et révèle un fruit puissant, soutenu, avec une acidité très bien contrôlée. De plus, contrairement à certains autres Zin, ce fruit est enrobé d’une structure tannique importante, bien construite et d’une très belle souplesse. Ici, rien de râpeux ni d’asséchant. La finale est très longue et s’étend sur des effluves légèrement caramélisés. Un vin qui ne m’a pas séduit, mais renversé totalement. Un vin de cette qualité à ce prix-là, on ne voit pas ça souvent. Courrez vite à la SAQ (après vous être assuré de l’inventaire en succursale…bien sûr).





Cashmere, Cline Cellars, Californie 2007, USA 21,25$

3 03 2010

Voici un vin qui porte très bien son nom. Doux et élégant comme le Cashmere. La réputation du vignoble de Cline n’est plus à faire. Un constant souci de la qualité, allié à des techniques de vinifications modernes et un talent sans pareil, font de cette maison l’une des plus respectées de la région de Sonoma, en Californie. Année après année, je dois avouer qu’ils ne m’ont jamais déçu. Et en ce qui me concerne, ce Cashmere fait le plus grand honneur à la maison.

Un vin d’une couleur profonde et franche, tirant sur la cerise légèrement violacée. De séduisants arômes de mûres, de cerises, de chocolat, d’épices et de sous-bois le caractérise. Il fait envie juste à le sentir. Que dire de la première gorgée? C’est littéralement la force de caractère dans un gant de velours. Une attaque violente de fruits mûrs, bien tassés, qui s’exprime sur de belles notes boisées, très épicées. La trame tannique, très présente, fait preuve d’une belle élégance, tout en tenant la place qui lui revient, contribuant à donner au vin ce bel équilibre. Un producteur qui a su dompter la force brute de la Syrah pour la transformer en un somptueux nectar. Un vin très bon à boire maintenant, mais qui tiendra sûrement la route encore quelques années dans une bonne cave. La Syrah adore les plats en sauce et les viandes aromatisées aux fines herbes, comme le romarin. Je vous donne la permission de vous en donner à coeur joie. Ne tardez pas trop pour vous en procurer car c’est un vin qui disparaît généralement très vite.





Brunheda, Douro Reserva 2003, Portugal 32,75$ en SPÉCIAL 24,55$

15 02 2010

ATTENTION. Voici une vraie bonne aubaine. Une occasion rêvée de goûter un vin sublime sans avoir à payer le gros prix. Un 2003 très complexe qui exalte déjà de réelles odeurs d’évolution comme le raisin sec, la fumée, l’animal, le pruneau, les épices, la pâte de tomates, de goudron et de vieux cuir. Élaboré à partir des cépages typiques de la vallée du Douro, la Touriga National, la Touriga Franca, le Tinto Roriz et le Tinto Barroca, ce vin est corsé et très long en bouche. L’équilibre respecte presque les lois de la gravité et la trame tannique est d’une finesse exemplaire. Un vin chaud, rond et tout en fruits mûrs que l’on voudrait éternel. Une bouteille n’est vraiment pas assez.  Sautez vite sur l’occasion car il ne reste qu’une cinquantaine de bouteilles sur les tablettes. Vérifiez l’inventaire en succursale avant de vous déplacer (Cliquez sur l’étiquette à gauche). Les gens de Trois-Rivières sont choyés car il en reste près de 40 bouteilles sur le boulevard des Récollets. La succursale de Cap-Rouge, près de Québec en détient pour sa part près de 10. À moins de 25$….c’est du jamais vu.






Francis Coppola, Merlot 2007, Diamond Collection, USA 25,75$

11 02 2010

Les vins de Coppola ne sont certes pas donnés, mais ils en valent largement la peine. Ce beau Merlot est une vraie bombe de fruit frais. Il sent bon la vanille, les bleuets, les mûres, le cuir et flirt élégamment avec un boisé non exagéré. La bouche est suave, joufflue et impose son fruit dès la première attaque. Le fruit prend une très grande place en évoluant sur une trame tannique moyennement fine qui lui procure une texture ample et pleine. La finale est très longue et le fruit s’estompe lentement pour faire place à une charmante touche caramélisée en toute fin de bouche. Un vin fort, robuste, bien charpenté et rond à la fois. Naturellement, les viandes rouges sont toutes désignées pour accompagner ce délicieux nectar. Voilà un vin qui réchauffe le cœur.





Château de la Ragotière, Muscadet-Sèvre et Maine 2006, France 19,95$

10 02 2010

La Vallée de la Loire a beaucoup à offrir à l’amateur de bon vin. On y vinifie une vaste gamme de produits, comme des vins liquoreux d’une extrême finesse. Si la majorité des régions viticoles qui composent le Val de Loire tirent bien leur épingle du jeu, j’ai l’impression que le pays Nantais, pour sa part, arrive difficilement à séduire le grand public, du moins, ici au Québec. Comme s’il était le mal-aimé de la Loire. Le Pays Nantais est la dernière région viticole en aval de la Loire, le plus long fleuve de France. Le vignoble prend forme autour de la ville de Nantes, mais principalement sur la rive sud du fleuve. C’est le pays des vins blancs et plus spécialement des célèbres Muscadet. Malgré la grande quantité de vins de la région de la Loire disponibles sur nos tablettes, il demeure difficile de trouver des Muscadet qui s’élèvent au-dessus de la mêlée. Mais ma petite recherche m’a quand même fait dénicher ce beau Château de la Ragotière 2006.

Situé à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Nantes, dans la commune de Vallet, le vignoble des Frères Couillaud  nous propose un délicieux Musacadet, élevé sur lie. Élaboré à partir du cépage Melon (Muscadets) il surprend aussitôt par ses arômes riches de fleurs blanches, de crème anglaise, d’agrumes citronnés, de pomme ainsi qu’une légère pointe minérale. Comme convenu, la bouche est vive en attaque, due à une pointe d’acidité, mais développe un très beau fruit, qui se complexifie en finale autour d’un bon goût de poire. Un vin d’une longueur moyenne que vous apprécierez certainement avec des fruits de mer, des huîtres, un morceau de fromage ou tout simplement en apéro avec une trempette de légumes. Merci beaucoup à Emanuelle qui m’a redonner le goût d’explorer cette belle région que j’avais délaissée depuis très longtemps.





Morgado de Sta.Catherina, Bucelas 2007, Portugal 21,80$

9 02 2010

Voici un autre gros WOW de la semaine à ne pas manquer. Un vin fantastique qui donnerait le goût à n’importe quel Yéti de sortir de sa tanière pour festoyer allègrement. Un vin riche, ample, à la bouche grasse et aux charmantes odeurs de beurre, d’ananas, de bois, de vanille ainsi qu’un soupçon d’agrumes. L’attaque est franche, joufflue et remplie la bouche d’un bon fruit mûr et délicat. L’élevage en fut de chêne lui donne cette belle texture grasse et ce goût légèrement caramélisé en fin de bouche qui rappelle la crème brûlée. De la vraie soie pour le palais. Un vin idéal pour accompagner un Gravlax, un saumon fumé à l’érable ou une bonne fondue au fromage après une belle journée de ski. Courez vite à la SAQ pour vous procurer les quelques bouteilles qui demeurent encore sur les tablettes. Cliquez sur l’étiquette du vin pour connaître la disponibilité en succursale avant de vous déplacer. Un vin exceptionnel !!!!!





Clos Ste-Odile, Riesling, Alsace 2008, France 19,80$

22 01 2010

Comme je peux aimer l’Alsace! Les vignerons Français eux-mêmes prétendent que les Alsaciens produisent le meilleur vin blanc de France. Ce n’est pas peu dire! Pour ma part, je suis entièrement d’accord avec eux. On se trompe rarement en choisissant un vin d’Alsace. La variété des cépages de cette région ainsi que la typicité des terroirs contribuent à l’élaboration d’une gamme de produits tous aussi variés. On y produit, entre autres, des vins secs de consommation courante, ou de longue garde, des vins demi-secs, des vendanges tardives, des vins de Botrytis (style Sauternes), des crément (mousseux obtenu en utilisant les méthodes traditionnelles) et même quelques vins rouges et rosés, élaborés à partir de Pinot-Noir. Ces derniers ne donnent toutefois pas de très grands vins. Dans cette région, on se concentre majoritairement sur les vins blancs.

On peut aisément affirmer que le Riesling est le cépage roi de l’Alsace. Ce Clos Ste-Odile sent bon la fleur blanche, les agrumes ainsi que des notes très minérales, typique du Riesling. La bouche est ample, fruitée et soutient les notes minérales qu’on avait perçues au nez. L’acidité, bien présente, contribue à lui donner cette belle fraîcheur et tient la route jusqu’en finale. Le fruit s’exprime sur des notes d’agrumes et de fruits exotiques. Un vin riche, complexe, admirablement bien vinifié. Un vrai plaisir pour le palais devant une bonne fondue au fromage.





Timoleonte, AgroGento IGT Sicilia 2005, Italie 20,10$

31 12 2009

Je pourrais décrire ce magnifique Sicilien en un seul mot, sans même me tromper. WOW!!! Je pourrais également en rester là dans mes commentaires et tout serait dit, mais je vais quand-même faire un effort pour vous livrer mon appréciation, question de vous aider à faire un choix un peu plus éclairé. J’ai presque mis 5 étoiles à ce bel assemblage de cépages indigènes de Sicile et de cépages internationaux, dominé toutefois par le Nero d’Avola. Le nez est puissant et révèle de chaudes odeurs de mûre, de cerise, de fumée et de chocolat, surmontées d’épices exotiques. On découvre en bouche, toute la puissance et la finesse du Nero d’Avola, enrobée de tous ses fruits, sur des tannins d’une extrême tendreté. Contre toute attente, voici un vin qui m’a tout simplement renversé par sa souplesse et son caractère non dissimulé. Un plaisir de toutes les gorgées. Soyez certain que j’en mettrai quelques bouteilles en cave pour réchauffer les froides soirées d’hiver.





Gewurztraminer, Kientz, Alsace 2007, France 22,10$

15 12 2009

Pour les becs sucrés, voici un vin qui vous plaira certainement. Il se situe dans la classe des vins « demi-sec ». Niché entre les vendanges tardives et les vins plats traditionnels, il possède un léger sucre résiduel qui le rend encore plus moelleux que nos vins de tous les jours. Vinifié à partir du légendaire Gewurztraminer, il présente une teinte jaune très brillante, aux arômes intenses de litchi, d’abricot et de petites fleurs blanches. On le savoure dès la première gorgée et on en redemande encore et encore. La bouche est grasse, voluptueuse, qui tapisse le palais d’un fruit opulent, bien équilibrée avec une légère touche d’acidité. Très corsé et très fruité, il peut aisément tenir en respect un foie gras poêlé aux pommes caramélisées ou un dessert aux fruits frais. Pour ma part, de tels vins se boivent agréablement en grignotant un bon morceau de fromage accompagné de charcuterie fine. Un vin qu’il faut absolument essayer. Faites vite car la quantité disponible diminue à vue d’œil. Vérifiez bien la disponibilité en succursale en cliquant sur l’étiquette ci-contre, avant de vous déplacer.





Faustino V, Rioja reserva 2004, Espagne 24,10$

7 12 2009

Voici donc un vin qui vient confirmer la règle que l’habit de fait pas le moine. Si l’étiquette est un peu moche (selon moi bien sûr), le contenu en revanche,  en est tout autrement. Un vieillissement de 5 ans lui confère cette belle teinte grenat, légèrement briquée et lui a permis de développer de beaux arômes de cuir, de figue, de café, de pâte de tomate et d’épice. Élaboré principalement à partir de Tempranillo, cépage emblématique de la Rioja, il se caractérise par une bouche tendre, où le fruit, l’acidité ainsi que les tannins trouvent chacun leur place pour créer un équilibre impressionnant. Un vin d’une très belle souplesse qu’on prend plaisir à boire avec…….quelqu’un qu’on aime! Tout simplement. Sautez vite sur l’occasion avant qu’il ne disparaisse. Menoum!!!





Cubia, Cusumano, IGT Sicilia 2007, Italie 23,65$t

4 11 2009

Cubiadotw41Voici un vignoble qui refuse la banalité et fait preuve d’originalité sans compromettre la qualité. Dégustés pour la première fois lors du Salon de Vins de Montréal de 2005, son Benuara et son Noà m’ont tout de suite séduit par leur richesse, leur équilibre et leur finesse. Depuis lors, la gamme des produits de Cusumano au Québec s’est élargie et fait maintenant un ravage sur les tablettes de la SAQ. Et en parlant de ravage, ce Cubìa, élaboré à 100% d’Insolia, un cépage originaire du sud de l’Italie qui a trouvé une terre de prédilection en Sicile, est une super bombe fruitée. Déjà au moment de l’ouverture de la bouteille, il embaume les fruits exotiques, la poire, un soupçon de pomme et possède un caractère mielleux indéniable. C’est fou comme la Sicile sait séduire. La bouche surprend dès le premier contact et s’exprime non pas dans une valse, mais plutôt un Tango de fruits mûrs et opulents, évoluant en une texture grasse, quelque peu minérale, pour conclure sur une longue finale franche et mielleuse à souhait. J’ai rarement dégusté un vin blanc d’une telle puissance aromatique. Un vin blanc intense qui allie force de caractère et raffinement. Une merveille comme on en boit très peu souvent. Sautez vite sur l’occasion!!!





Clos d’Albizzi, Appellation Cassis 2006, France 19,95$

7 10 2009

Albizzidotw3On connaît bien sûr les appellations de Coteaux d’Aix en Provence, Bandol, Les Beaux de Provence et la générique Côtes de Provence, mais c’est la toute première fois que je voit spécifiquement cette appellation communale, Cassis, du nom d’un magnifique petit village côtier du sud de la Provence. C’est en 1523, que Zanobi Degli Albizzi, chef d’une grande dynastie Florentine, pris la décision d’émigrer vers le sud de la France pour échapper à la guerre civile qui faisait rage en Toscane à cette époque. Depuis lors vignoble Albizzi est exploité par ses descendants directs. Encore aujourd’hui, François Dumon fait honneur à ses ancêtres en produisant des vins d’une qualité irréprochable sur un terroir de 14 hectares dans l’une des plus belles régions de la France. D’un beau doré franc et limpide, ce Clos d’Albizzi respire les odeurs fraîches et séduisantes d’un assemblage de Clairette, de Marsanne et d’Ugni Blanc. On y perçoit le miel, la fleur, le coing et les herbes fraîches. La bouche est fruitée et s’exprime avec de belles notes d’agrumes et de miel, supportée par une douce acidité rafraîchissante, assez surprenante d’ailleurs, pour un vin d’une région aussi chaude. L’ensemble, long et profond, se termine sur une belle finale mielleuse. Un vin très séduisant qui a fait sourire tous mes convives. Une très belle découverte que je ne pouvais passer sous silence.





Hewitson, Gun Metal, Riesling, Eden Valley 2007, Australie 23,50$

24 09 2009

GunMetaldotw3Après avoir goûté le délicieux Miss Harry de Hewitson, la tentation était forte de découvrir les multiples autres saveurs que nous réservait ce tout nouveau vigneron. Des quatre vins disponibles sur les tablettes québécoises, mon désir s’est fixé sur le Riesling, ce cépage Alsacien et Allemand que j’affectionne tout particulièrement. Gun Metal est le nom donné à cette couleur grise des falaises de roc, composées d’ardoise et de granite, surplombant la région d’Eden Valley, au sud de l’Australie. Ce nom peut également faire référence, de façon plus poétique, aux notes métallisées et minérales que l’on retrouve dans la plupart des Riesling. Et comme on devait s’y attendre, ce Gun Metal nous offre effectivement un nez très minéral, mais largement supporté par des notes de miel, de bonbon anglais, de crème caramel, de pomme verte et d’huile à lampe (ne vous en faites pas, ça goûte pas l’huile). La bouche est très bien équilibrée et on y retrouve ces arômes de miel et de pomme détectés aux nez. Moyennement corsé, il offre une texture presque grasse et une belle finale aux flaveurs d’agrumes. Un magnifique vin d’apéro qui accompagnera aussi bien vos fruits de mer que vos plats de mollusques. Pour ma part, je l’ai trouvé fort intéressant sur un poulet au beurre, généreusement épicé au curcuma. Un vrai délice!

Autre vin de Hewitson

Hewitson, Miss Harry, Barossa Valley 2007, 21,95$





Hewitson, Miss Harry, Barossa Valley 2007 Australie, 21,95$

22 09 2009

HewitsonMissHarry

dotr4En 1998, Dean Hewitson et sa femme, débutent une nouvelle aventure vinicole et s’installent dans la ville de Dorrien, au sud de l’Australie, dans une région viticole reconnue comme l’une des meilleures au pays. Ils y produisent des vins à partir de cultures des régions de Eden Valley, Barossa Valley, McLaren Valle et Fleurieu, toutes regroupées autour de la ville d’Adelaide. Fort de son expérience comme vinificateur dans plusieurs régions du sud de la France, Dean Hewitson oriente rapidement l’exploitation vers une vinification qui tient beaucoup plus de celle des Européens que des Australiens. Entre autres, l’utilisation judicieuse de tonneaux de chêne Français procure au vin une texture beaucoup plus soyeuse. Nous sommes à même de le constater dans cet assemblage typique des trois grands cépages des Côtes du Rhône, la Grenache, la Syrah et le Mourvèdre. D’une couleur cerise, très foncée, le nez se développe de façon intense sur la confiture de mures, la cerise noire, l’anis, la viande fumée, sans oublier un petit côté végétal. Robuste mais équilibré, les tanins sont d’une souplesse moyenne, la bouche suit, chaude et ronde, avec un élégant boisé qui s’allonge sur une belle finale de viande fumée et de fruits noirs. J’ai perçu une très légère amertume en fin de bouche, mais rien de dominant ni dérangeant. Il mériterait toutefois de respirer une petite heure avant de commencer à le boire pour laisser échapper une certaine quantité de vapeurs d’alcool. Une très belle découverte.

Autre vin de Hewitson

Hewitson, Gun Metal, Riesling, Eden Valley 2007, 23,50$








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