
L’Australie est un pays extrêmement chaud qui favorise un mûrissement rapide du raisin. C’est une des raisons pour laquelle la plupart des vins Australiens regorgent de fruit, parfois trop, d’ailleurs. Ce qui a pour effet de diminuer considérablement le taux acidité présent dans le vin. Tout comme le fruit et les tannins, l’acidité constitue l’un trois éléments primordiaux nécessaires à l’équilibre d’un vin rouge. L’équilibre parfait étant ce que les vignerons recherchent, avant tout. Or, un grand manque d’acidité dans un vin cause un déséquilibre qui se traduit par une lourdeur en bouche. Afin de régulariser cette situation et donner au vin l’équilibre tant recherché, certains vignerons ont recours à l’ajout d’acide tartrique naturel, sous forme de cristaux, dans le mout de raisin. Cette pratique est tout à fait légale et n’altère en rien le goût du vin. Toutefois, les vignerons gardent souvent le silence quant à l’utilisation de ces acides. Le précieux nectar nous apparaît donc sous une forme beaucoup plus équilibrée et surtout, plus agréable. La grande majorité des consommateurs de vins ne perçoivent nullement cet ajout d’acide tartrique, mais un palais averti pourra parfois déceler une suracidification.
L’excellente maison Yalumba nous présente un merveilleux vin rouge vinifié à partir de Grenache à 100%. Originaire de l’Espagne, où il porte le nom de Garnacha, le Grenache donne généralement des vins pâles, fruités, peu tanniques et possédant une faible acidité. Ce Bush Vine de la Vallée de Barossa est tout à fait en ligne avec ses caractéristiques. Si la teinte est d’un rubis très clair et un peu terne, le nez, pour sa part, explose littéralement, dégageant des odeurs intenses de vanille, de confiture, de poivre, de tabac, ainsi que de fruits séchés comme les dates et le pruneau. Il n’en fallait pas plus pour me séduire. Dès la première gorgée, on détecte des arômes de fruits rouges comme la framboise et la fraise en confiture. La bouche, toute en équilibre et juteuse à souhait, se développe autour d’une acidité très bien balancée accompagnée d’une trame tannique presque soyeuse. L’ensemble est un vrai régal ! Un vin tout en élégance qui se mariera à merveille avec vos plats de veau, de canard et de porc.


En cette première chronique de 2010, voici un vin qui ne passera certainement pas sous silence. Élaboré en majeure partie de 
Scotchmans Hill est l’un des vignobles situé le plus au sud de l’Australie, si l’on fait abstraction de l’île de Tasmanie, bien sûr. Situé de l’autre côté de la baie de Port Phillip, face à la ville de Melbourne, le climat y est idéal pour la culture de cépages Bourguignons et Bordelais comme le Pinot Noir, le Cabernet Sauvignon, le Chardonnay, le Sémillon, le Sauvignon, ainsi que quelques autres cépages blancs originaires d’Alsace comme le Riesling, le Gewurztraminer et le Pinot Gris. Contrairement aux vignobles Européens, dont l’histoire remonte souvent à la nuit des temps, Scotchmans Hill fut fondé par la famille Browne en 1982, devenant ainsi l’un des plus gros vignobles de la région de Melbourne. Et depuis leur premier millésime, en 1986, le vignoble représente près de 40% de toute la production de vin de cette région.
Après avoir goûté le délicieux 
En 1998, Dean Hewitson et sa femme, débutent une nouvelle aventure vinicole et s’installent dans la ville de Dorrien, au sud de l’Australie, dans une région viticole reconnue comme l’une des meilleures au pays. Ils y produisent des vins à partir de cultures des régions de Eden Valley, Barossa Valley, McLaren Valle et Fleurieu, toutes regroupées autour de la ville d’Adelaide. Fort de son expérience comme vinificateur dans plusieurs régions du sud de la France, Dean Hewitson oriente rapidement l’exploitation vers une vinification qui tient beaucoup plus de celle des Européens que des Australiens. Entre autres, l’utilisation judicieuse de tonneaux de chêne Français procure au vin une texture beaucoup plus soyeuse. Nous sommes à même de le constater dans cet assemblage typique des trois grands cépages des Côtes du Rhône, la 





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