Greppicante, Bolgheri 2008, Italie 23,60$

3 02 2012

Une amie italienne, installée au Québec depuis toujours, nous dit souvent : « Que feriez-vous sans les Italiens? ». À bien y penser, elle a tout à fait raison. Nous baignons dans un univers où l’influence de l’Italie prend une place prépondérante dans notre vie. On a qu’à penser à la cuisine italienne, omniprésente dans nos émissions de télé préférées ainsi qu’aux restaurants italiens, bien ancrés dans chaque petit village québécois, de Natashquan à Val-D’Or, en passant par St-Venant-de-Paquette. Et que dire de ceux qui ne jurent que par la mode italienne? Sans parler des voitures italiennes, qui ont la cote auprès des mieux nantis. Qui ne s’est pas retourné en entendant le vrombissement caractéristique d’une rutilante Bugati? Mais dans mon esprit, ce que les Italiens réussissent le mieux, c’est encore le vin. Et parmi mes préférés, on retrouve les vins de Bolgheri. Une jeune appellation qui regroupe certains des grands vins d’Italie qu’on appelait autrefois « Super Toscans ». Vinifiés dans l’ouest de la Toscane avec un mélange de cépages Bordelais et Italien, ces vins étaient relégués au rang de simples « Vino da Tavola », l’équivalent des vins de table. Toutefois, en raison de leur puissance en fruit et leur qualité de vinification, la législation italienne créa, en 1994, l’appellation Bolgheri, du nom du pittoresque village autour duquel s’étend le vignoble.

Ce Greppicante fait honneur à l’appellation, avec ces odeurs très complexes de fumée, de tabac, de chocolat, de cerise, de réglisse rouge et de cannelle. En bouche, on découvre un fruit mûr, un tantinet évolué, qui s’exprime autour de la cerise, du cuir et du chocolat, soutenue par une trame tannique d’une souplesse remarquable. Il étonne par sa rondeur parfaite et son interminable finale. Une vraie merveille! On ne peut trouver meilleur vin à ce prix. Faites-en vite provision, car les stocks s’envolent rapidement.





San Fabiano Calcinaia, Chianti Classico 2008, Italie 20,35$

11 12 2011

Située à mi-chemin entre Florence et Sienne, la maison San Fabiano Calcinaia trône fièrement sur les merveilleuses terres fertiles et vallonneuses du Chianti Classico. C’est la terre promise du célèbre Sangiovese, cépage emblématique de la Toscane. Cette cuvée 2008 est tout à fait remarquable, avec ces effluves de cuir, de café, de chocolat, de confiture et de tabac. La bouche est d’une finesse hors du commun, qui s’exprime sur le bon fruit mûr, légèrement poivré, finement ficelée autour d’une trame tannique soyeuse et souple. C’est un vin généreux, ample, avec une rondeur en bouche absolument délectable. Un vin impeccable et séduisant qui se fait très modeste sur les tablettes de la SAQ. C’est à mon avis l’un des meilleurs rapport qualité/prix de ces derniers mois. Ne tardez surtout pas à vous le procurer, car les quantités seront bientôt épuisées. Vérifiez la disponibilité en succursale avant de vous déplacer, en cliquant sur l’étiquette du vin.





Bure Alto, Valpolicella Ripasso 2008, Villa Girardi, Italie 22,05$

28 03 2011

L’Italie m’emballe encore avec ce fantastique Ripasso, duquel émane de puissantes odeurs de vanille, de cuir, de pruneau séché, de réglisse, de cèdre, de poivre et de cerise noire. Il est d’une complexité peu commune et nous séduit dès l’ouverture de la bouteille. On sent rapidement la puissance du raisin bien mûr et de la fermentation sur les lies d’Amarone. La bouche peut se résumer en une explosion de fruits confits, se développant autour de la cerise noire et du pruneau séché. Cette puissance se marie avec une trame tannique des plus souples et d’une tendreté sans pareil. Un vrai plaisir pour le palais. Ici, rien d’anguleux, ni d’accrochant. Un vin qui flirt joliment avec le puissant Amarone, sans toutefois avoir à débourser 50$ ou 60$. Une trouvaille magnifique sur les rayons des produits en sélection. Vous le dégusterez avec des viandes sauvages, rouges de préférence ainsi qu’avec des plats nord-Africains, apprêtés avec des raisins secs et des pruneaux séchés. Une pure merveille!!!





Inzolia, ERA, IGT Sicilia 2009, Italie 15,45$

5 12 2010

Même si le temps froid de l’hiver semble installé pour de bon, ce n’est pas une raison pour laisser tomber nos bonnes habitudes estivales. Par ces temps plus frisquets, les rosés et les vins blancs ont toujours leur place sur nos tables et sont, sans contredit, une excellente source de réconfort à même titre que les rouges. Si nous les avons servis très froids, presque glacés, cet été, question de se rafraichir, profitons de ce moment et rendons-leur hommage en les servant à meilleure température pour leur permettre de s’exprimer au maximum. En effet, un vin blanc glacé est souvent très vif et manque de fruit, tandis qu’en se réchauffant, le fruit prend sa place et son acidité nous paraît beaucoup moins incisive. Un truc pour les servir à bonne température est de sortir la bouteille du frigo vingt minutes avant de le servir. Le vin aura le temps de tempéré et vous gouterez ainsi le meilleur de ce qu’il a à offrir. Souvenez-vous que le froid tue le vin.

Faites de même pour ce très beau vin blanc de la Sicile qui mérite votre plus grande attention. Élaboré à partir du cépage Insolia, il sent bon les agrumes, les fruits exotiques et une petite touche minérale vient rafraichir le tout. La bouche est simple et se développe autour du fruit perçu au nez. Il possède un corps moyen et son apport en acidité le rend très fais. Un très beau vin d’apéro qui mettra tous vos convives en appétit et qu’il conviendra de servir avec une entrée de pétoncles ou des antipasti. Ne le servez pas trop froid car son acidité pourrait devenir un peu trop mordante et son fruit aura tendance à s’effacer. Un vin que j’ai pris grand plaisir à déguster. Vive la Sicile!





Brancott, East Coast rosé 2008, Nouvelle-Zélande 16,40$

16 05 2010

Et voilà, la saison du rosé est officiellement lancée avec ce tout nouveau Brancott, l’un des deux rosés de Nouvelle-Zélande disponibles à la SAQ présentement. Un rosé teinté de fraise aux séduisantes odeurs de fraises des champs, de framboises, de petites fleurs et de poire, qui descend tout en douceur, ni trop vif, ni trop plat, juste ce qu’il faut d’équilibre et de texture fruitée. Un vin moyennement long où le fruit persiste jusqu’en toute fin de bouche. Bien rafraîchi, il m’a ravi. L’été est très bien entamé!!!





Majolica, Cerasuolo, Montepulciano d’Abruzzo rosé 2009, Italie 13,50$

13 05 2010

Composé à 100% de Montepulciano, Podere Castorani, installé dans la province de Pescara, à l’est de Rome tout près de la mer Adriatique, nous propose un très bon rosé aux saveurs de l’été. Au nez, de la fraise, du melon et de la pomme. En bouche, une belle explosion de fruit frais, qui évolue sur une belle fraicheur en attaque, et s’étire dans une finale longue et fruitée. Un vin très bien fait, élégant, franc et droit, qui séduit dès la toute première gorgée. Une très belle découverte à un prix plus qu’avantageux. Ne passez surtout pas à côté!!!





Insoglio del Cinghiale, IGT Bibbona Toscana 2008, Campo di Sasso, Italie 28,95$

6 05 2010

WOW! Un autre merveilleux vin de cette chaude Toscane. Qui dit Toscane dit souvent Sangiovese, mais dans le cas qui nous occupe, nous parlons plus particulièrement de la région des Super Tuscans. Cette région s’articule principalement autour du village de Bolgheri, qui a été élevée au rang d’appellation contrôlée au milieu des années 90, en partie dû à la typicité de ses sols et d’un climat côtier bien spécifique, mais surtout à cause de la grande qualité des vins qu’on y vinifie à partir des cépages typiques du Bordelais, comme le Cabernet-Sauvignon, le Cabernet-Franc, le Merlot et le Petit-Verdot, auxquels on peut ajouter du Sangiovese. Les Sassicaia, Ornellaia, Tignanello et Solaia sont par ailleurs les principaux ambassadeurs de cette appellation Bolgheri. Étrangement, ces quatre titans italiens qui se disputent le premier rang des Super Tuscans depuis 1968, sont tous propriété de la grande famille Antinori.

L’un des derniers né de Lodovico Antinori (Ornellaia) est d’ailleurs notre Insoglio del Cighiale. Un vin aux riches odeurs de cuir, de cerise macérée, de tabac, de chocolat noir, de poivre et de pruneau, qui fait envie dès l’ouverture de la bouteille. La bouche est d’une étonnante complexité, s’exprimant par des relents de fruits rouges, de prune, ainsi que des notes plus animales, fleuretant avec le cuir. Cette puissance en fruits, parfaitement équilibrée avec l’acidité, est merveilleusement supportée par des tannins d’une élégance peu commune. Un vin riche, solide, droit, harmonieux, très prêt à boire maintenant, mais qui tiendra la route encore quelques années dans votre cave. Je vous assure que ce sera un coup de cœur instantané. Et avec la saison des BBQ qui approche, offrez-vous ce petit bijou, ne serait-ce qu’une seule fois. Vous m’en donnerez des nouvelles pour le fun!!!





Montefalco Rosso 2006, Novelli, Italie 21,95$

18 04 2010

Novelli n’est pas qu’un producteur de vin, mais une grosse compagnie qui œuvre également dans le domaine agro-alimentaire. Ces activités se concentrent principalement autour de la production de pain, de pâte à pizza, de produits à base d’oeufs et de nourriture pour les chevaux. Le vignoble est une grande partie de leurs exploitations et s’articule principalement autour de la ville médiévale de Montefalco. Même si le Sagrantino est le cépage phare de cette région, ce Montefalco Rosso n’en contient que 15%, laissant la plus grande place au Sagiovese, cépage emblématique des Chianti de la Toscane. Cet assemblage est fort réussi et permet au vin d’expulser librement ses effluves de noix de coco, de cerise noire, de banane, de cuir, de fumée et de vieux bois. Un nez fort aromatique et très séduisant qui mène à une bouche tout aussi séduisante, pleine, ample et corsée. Les amateurs de tannins fermes seront servis à souhait car l’astringence est bien présente mais s’exprime avec une belle souplesse, qui forme un parfait équilibre avec une bonne pointe d’acidité rafraîchissante. La finale évolue surtout autour du caramel, légèrement chocolaté, dans laquelle on perçoit également des touches de fumée qu’on avait perçues au nez. Un vin bien charpenté qui ne sera pas gênant de sortir de la cave dans trois ou quatre ans. Un vin que j’ai tout simplement adoré.





Moroder, Rosso Conero 2003, Italie 17,40$

31 03 2010

Wow!!! Quel beau vin!!! Une vraie belle surprise qui nous arrive par l’entremise du dernier Cellier. Dans la province des Marches, voisine nordique des Abruzzes, l’appellation Rosso Conero prend place autour de la ville d’Ancona et s’étend sur les flancs escarpés du Mont Conero, exposés au chaud soleil du midi. Cette nouvelle appellation est en constante croissance et de mieux en mieux connue depuis sa création en 1990. Utilisant majoritairement le Montepulciano, on peut toutefois y retrouver des traces de Sangiovese dans une proportion ne dépassant pas 15%. Dans le cas qui occupe, nous avons droit à un Rosso Conero vinifié à 100% de Montepulciano, qui démontre déjà des indices de vieillissement en arborant cette jolie teinte légèrement briquée. Les arômes bien définis de prunes, de cerises, de tabac et de cuir sont absolument saisissants. Encore une fois, le vieillissement se fait sentir de merveilleuse façon. La bouche est d’une souplesse exemplaire tandis que le fruit rouge flirt agréablement avec des notes de réglisse, de prune et de raisin sec. La finale, toute en douceur, laisse de belles traces de caramel, légèrement chocolatées. Un vin à l’équilibre parfait qui réjouit, non seulement le palais……mais l’âme aussi. Il demeure un peu difficile à trouver sur les tablettes, alors, cliquez sur l’étiquette à gauche pour connaître la disponibilité en succursale.

NOTE : Certains vins subissent peu, ou pas de filtration avant l’embouteillage, lui permettant conserver toute sa valeur pigmentaire ainsi que toutes les saveurs apportées par ces mêmes pigments. Il n’est donc pas rare, voire souhaitable, de retrouver un léger dépôt au fond de la bouteille lors du service. Ces dépôts n’ont absolument rien de nocifs, bien au contraire, ce sont de fines particules du raisins lui-même qui se déposent lentement au fond de la bouteille. Retenez surtout que, le fait de retrouver des dépôts dans une bouteille de vin est loin de constituer un défaut. Pour ma part, ils sont l’expression du vigneron qui ne consent aucun compromis au profit d’un esthétisme clinique devenu trop aseptisé. Certains peuvent ne pas trouver ça beau, mais moi, je trouve ça bon.





Lugana 2008, San Benedetto, Zenato, Italie 16$

1 03 2010

Qu’il s’agisse d’un simple Valpolicella un d’un précieux Amarone, les vins de Zenato sont toujours d’une qualité irréprochable. Ce Lugana ne déroge pas de cette tradition de finesse et de minutie qui fait la réputation des ces vins du nord de l’Italie. D’une belle couleur jaune intense, légèrement doré, typique du cépage Trebbiano di Lugana, il laisse émaner de séduisants effluves de poire, de miel et de fleur. La bouche est vive, mais cette acidité, très bien contrôlée, fait contrepoids au fruit dominant et corsé qui se développe sur des notes de poires et d’agrumes. Un vin séduisant et très rafraîchissant qu’on s’empressera de servir sur des pâtes en sauce crémeuse, comme des fettucini carbonara.





Contea di Bordino, Montepulciano d’Abruzzo 2006, Italie 14,80$

8 02 2010

Voici mon WOW de la semaine. Décidément, si j’avais une palme d’or des belles découvertes à décerner cette année, ce serait sans aucun doute aux Montelpulciano d’Abruzzo. Des vins riches en fruit, d’une fraîcheur bien balancée et d’une grande souplesse en bouche. Peu importe le prix, je n’ai jamais été déçu. Et en parlant de bas prix, en voici un qui n’est pas piqué des vers. Notre Contea di Bordino respire le bon fruit confit, le chocolat, la vanille, le tabac et les épices. La bouche est onctueuse, toute en souplesse et la finale s’éternise sur de belles notes caramélisées. De la vraie soie en bouche. Je dois avouer qu’on en a beaucoup plus dans le verre, que le prix demandé. Une très belle découverte sur les tablettes des produits en spécialité. Par contre, dans certaines régions du Québec, les stocks s’épuisent rapidement. N’attendez pas top longtemps avant d’en profiter, car vous aurez la piqûre de Montepulciano d’Abruzzo.





Timoleonte, AgroGento IGT Sicilia 2005, Italie 20,10$

31 12 2009

Je pourrais décrire ce magnifique Sicilien en un seul mot, sans même me tromper. WOW!!! Je pourrais également en rester là dans mes commentaires et tout serait dit, mais je vais quand-même faire un effort pour vous livrer mon appréciation, question de vous aider à faire un choix un peu plus éclairé. J’ai presque mis 5 étoiles à ce bel assemblage de cépages indigènes de Sicile et de cépages internationaux, dominé toutefois par le Nero d’Avola. Le nez est puissant et révèle de chaudes odeurs de mûre, de cerise, de fumée et de chocolat, surmontées d’épices exotiques. On découvre en bouche, toute la puissance et la finesse du Nero d’Avola, enrobée de tous ses fruits, sur des tannins d’une extrême tendreté. Contre toute attente, voici un vin qui m’a tout simplement renversé par sa souplesse et son caractère non dissimulé. Un plaisir de toutes les gorgées. Soyez certain que j’en mettrai quelques bouteilles en cave pour réchauffer les froides soirées d’hiver.





Liano, Umberto Cesari, IGT Rubicone 2006, Italie, 28,50$

3 12 2009

Mercredi 2 décembre, dégustation verticale de Liano. Nous voici devant 5 millésimes de ce merveilleux vin de la maison Umberto Cesari, producteur très respecté de l’Emilie-Romagne, dont le vignoble est situé non loin des portes de Bologne. Nous avons donc dégusté, dans l’ordre, un 2000, 2002, 2003, 2004 et 2006. En clôture de dégustation, un grand vin de la même maison, le Tauleto, millésime 2004.

Rares sont les occasions de faire une telle dégustation au Québec car il faut s’approvisionner du même vin dans différents millésimes. Les arrivages se faisant généralement qu’une fois l’an, cela implique une collecte qui s’échelonne sur plusieurs années. Le bon potentiel de garde du vin choisi est ici un critère indispensable.

Le Liano 2000 nous a tout de suite séduit par sa teinte grenat, quelque peu briquée et ses odeurs de réglisse, de cuir, de figue, de bois, de poivre et un soupçon d’effluves de viande. La bouche, aux notes de cerise, de fraise, de pruneau et de poivre est absolument fantastique et très bien équilibrée. Les tannins sont d’une très belle finesse et la finale passablement longue pour un vin de presque 10 ans d’âge. Une vraie petite merveille.

Le Liano 2002 nous a fait la surprise d’être bouchonné. Un malheur qui guette près de 7% des bouteilles encapsulées au liège. C’est un nombre considérable de bouteilles qui se retrouvent aux poubelles chaque année. Aucune entreprise manufacturière ne pourrait survivre à un tel désastre. Encore un bon point pour les capsules dévissables!!!

Le Liano 2003 se démarque par ses notes versant sur le café et la cerise. La bouche suit et évolue sur la cerise, la réglisse et le cuir dans un bel équilibre, sur des tannins imposants et encore un peu jeunes.

Le Liano 2004 fut sans contredit, le meilleur de toute la série de Liano. Comportant une teinte grenat très foncée et des odeurs qui tirent sur le café, la viande fumée, le cuir et la réglisse, la bouche est des plus élégantes, avec un parfait équilibre, sur des tannins très soyeux et une finale impressionnante. Un vin qui se bonifiera sur quelques années encore avant de déployer tout son plein potentiel.

Le Liano 2006 (le seul millésime sur nos tablettes actuellement), encore jeune, se démarque par un nez un peu fermé, mais tirant sur le végétal et la fumée. En bouche, le fruit est puissant et persistant sur des tannins bien serrés. Un assemblage de Sangiovese à 70% et Cabernet-Sauvignon à 30% qui est déjà très bon à boire maintenant pour les amateurs de vins bien charpentés, mais qui sera sans doute à son meilleur après un séjour de 3 ou 4 ans en cave. Ce n’est pas cher payé pour un vin de cette qualité. Je me promets de garnir ma cave de quelques bouteilles.

Somme toute, une très belle soirée en excellente compagnie. Faudrait faire ça plus souvent!





Ilico, Illuminati, Montepulciano d’Abruzzo 2007, Italie 16,55$

12 11 2009

Ilicodotr2Depuis quelques années, les Montepulciano d’Abruzzo ne cessent de me surprendre par leur qualité de production et leur finesse sans cesse croissante. D’un vin mince et ordinaire dans les années 90, il a acquis dans les dernières années une concentration et une extraction en fruit extraordinaire, le propulsant dans une catégorie inaccessible il y a tout juste dix ans. En raison des montagnes très hautes à l’ouest, les Abruzzes sont baignées par des pluies quasi quotidiennes et des températures parmi les plus froides de l’Italie. En revanche, la région côtière bénéficie d’un climat méditerranéen, plus chaud mais surtout plus sec, favorisant la culture de la vigne. Installé dans cette région, au nord-est de l’appellation, près de ville d’Ascoli Piceno, entre les montagnes et la mer Adriatique, le vignoble d’Illuminati s’étend dans la longue vallée du fleuve Tronto, une terre extrêmement fertile et reconnue pour la culture de la vigne depuis plus de 3000 ans.

Élaboré à 100% du cépage Montepulciano, la teinte est intense et de couleur cerise, aux reflets légèrement violacés. On y retrouve des odeurs très séduisantes de vieux cuir, de mûres, de violettes de réglisse et de prunes, qui laissent croire à une bonne extraction du fruit. La bouche est souple, tendre mais loin d’être dépourvut de caractère. Son fruit, tirant sur la mure et la prune, remplie pleinement la bouche et s’harmonise parfaitement avec des tannins d’une souplesse moyenne, ni trop astringent, ni trop plat. Un vin d’une qualité impeccable qui accompagnera de belle façon un Osso Buco ou un bon rôti de veau. Arrivé sur nos tablettes avec le Cellier d’automne, la quantité en succursale se réduit rapidement. Faites vite.





Cubia, Cusumano, IGT Sicilia 2007, Italie 23,65$t

4 11 2009

Cubiadotw41Voici un vignoble qui refuse la banalité et fait preuve d’originalité sans compromettre la qualité. Dégustés pour la première fois lors du Salon de Vins de Montréal de 2005, son Benuara et son Noà m’ont tout de suite séduit par leur richesse, leur équilibre et leur finesse. Depuis lors, la gamme des produits de Cusumano au Québec s’est élargie et fait maintenant un ravage sur les tablettes de la SAQ. Et en parlant de ravage, ce Cubìa, élaboré à 100% d’Insolia, un cépage originaire du sud de l’Italie qui a trouvé une terre de prédilection en Sicile, est une super bombe fruitée. Déjà au moment de l’ouverture de la bouteille, il embaume les fruits exotiques, la poire, un soupçon de pomme et possède un caractère mielleux indéniable. C’est fou comme la Sicile sait séduire. La bouche surprend dès le premier contact et s’exprime non pas dans une valse, mais plutôt un Tango de fruits mûrs et opulents, évoluant en une texture grasse, quelque peu minérale, pour conclure sur une longue finale franche et mielleuse à souhait. J’ai rarement dégusté un vin blanc d’une telle puissance aromatique. Un vin blanc intense qui allie force de caractère et raffinement. Une merveille comme on en boit très peu souvent. Sautez vite sur l’occasion!!!





Farnito, Carpineto, Cabernet-Sauvignon, IGT Toscana 2003, Italie 29,90$

14 09 2009

FarnitoCabdotr4Voici un grand classique Italien, vinifié par l’un des meilleurs producteurs de la Toscane. Tiré d’un seul cépage, le Cabernet Sauvignon, il nous provient des régions de Florence et Sienne, deux vignobles reconnus pour leur grande qualité. Avec ses six ans d’âge, il dégage déjà de très beaux effluves de bon vieillissement. Le nez est riche, très complexe et on y perçoit entre autres, le cassis, la prune, le chocolat, le café, la réglisse, le bois et les épices. J’ai même décelé des arômes de pâte de tomates. C’est souvent le cas pour un vin qui prend de l’âge, spécialement chez les Espagnols. La bouche est franche, droite, d’un fruit rouge intense, sur des tanins charnus et bien découpés. L’acidité fait merveilleusement contrepoids au fruit et lui confère cette belle texture vineuse que j’apprécie grandement. Rien à voir avec ces vins sur-joufflus, à l’acidité molle, sans tanins ou presque, que nous retrouvons malheureusement trop souvent dans certains pays du nouveau monde. Voici un vin qui a de la mâche et du caractère. Un vin long en bouche qui saura prendre encore quelques années de cave.

Autre vin de Carpineto.

Carpineto, Rosato, IGT Toscana 2008, Italie 15,85$





S’elegas, Argiolas, Nuragus Di Cagliari 2007, Sardaigne, Italie 16,25$

27 08 2009

S'elegasdotw3Argiolas est l’un des réputés vignobles de la Sardaigne. Il produit entre autres le fameux Turriga qui se détaille environ 70$, qui se retrouve souvent dans les comptoirs vitrés et barrés. Quoique le Cannonau Di Sardegna soit le fer de lance des vins de cette région, du moins ici au Québec, la Sardaigne produit beaucoup plus de vins blancs que de rouges. Et du fait de son isolement en plein coeur de la Mériterranée, les vins ont su conserver cette typicité bien particulière. Grâce à une réduction significative du rendement des vignes, depuis les dernières décennies, la qualité des vins s’est grandement améliorée. Et si les vins de Sardaigne étaient autrefois minces et très peu élégants, il en est tout autrement aujourd’hui. Il en va de même pour notre S’elegas, élaboré à partir du cépage Nuragus, qui nous provient de la partie sud de l’île, dans la région de la capitale, Cagliari. D’un cépage qui donnait autrefois des vins légers et acidulés, nous avons droit aujourd’hui à un vin riche, ample, aux parfums d’agrumes, d’abricot, de miel et d’ananas. La bouche est suave, très fruitée et présente des notes herbacées, appuyée par une douce fraicheur bien équilibrée. Un vin rond et gras en bouche qui accompagnera à merveille vos plats de volailles en sauce crémeuse.





Le Bighe, IGT Isola Dei Nuraghi 2007, Sardaigne, Italie 14,45$

27 08 2009

Le Bighedotr3Les vins de Sardaigne les plus connus au Québec sont certainement les Cannonau Di Sardegna qui donnent des vins amples, souples et fruités, vinifiés à partir du cépage Cannonau, qui ressemble beaucoup au Grenache des Côtes du Rhône et au Garnacha d’Espagne. Dans le cas qui nous occupe, ce « Le Bighe », un Cannonau lui aussi, fait honneur aux vins de Sardaigne par sa souplesse, sa rondeur, ses tannins tendres, son fruit noir opulent et cette longue finale qui s’exprime sur les raisins secs, le pruneau et le vieux cuir. Un vin de chaleur, bien mûri et surtout, vinifié à la perfection. Une très agréable surprise sur les tablettes de la SAQ. Il mériterait bien quelques années en cave (2 à 4 ans)…juste pour le fun. Consultez l’inventaire en ligne de la SAQ en cliquant sur l’étiquette pour connaitre la disponibilité dans votre région car les stocks s’épuisent rapidement.





Carpineto, IGT Toscana 2008, Italie 15,85$

17 06 2009

carpinetorosatodotp2Cette grande maison Toscane, plusieurs fois centenaire, possède une gamme impressionnante de vin passant du simple Chianti Classico au célèbre Vino Nobile di Montepulciano. C’est en 1967 à Greve in Chianti, au coeur même de l’appellation Chianti Classico, que Giovanni Sacchet et Antonio Zaccheo unirent leurs forces dans la continuité de Carpineto, perfectionnant par la même occasion les méthodes de vinification traditionnelles de l’époque, contribuant ainsi à élever l’appellation Chianti au rang que nous lui connaissons actuellement. Issu des cépages Canaiolo et Sangiovese, typique de l’appellation Chianti, Carpineto nous propose un vin aux couleurs de fraises des champs, limpide et cristalin, qui évolue sur des effluves de fleurs, de fruits rouges comme la fraise, la cerise, la framboise et le fruit de la passion. En bouche, on remarque tout de suite un léger pétillant, résultat d’un résidu de fermentation en bouteille, qui agrémente savoureusement les petits fruits rouges perçus au nez. Le fruit se développe de belle façon, appuyé d’une note de fraîcheur tout en équilibre. Moyennement corsé, il demeure un excellent compagnon de vos saumons fumés ou tartares de saumon.

Autre vin de Carpineto.

Farnito, Carpineto, Cabernet-Sauvignon 2003, Italie 29,90$





Montepulciano d’Abruzzo, Montipagano, Umani Ronchi, Italie 16,80$

2 06 2009

Montipaganodotr3Umani Ronchi est l’une des maisons les plus reconnues dans la province des Marches grâce à des vins comme le Cùmaro, de la région de Conero et ses célèbres Verdicchio. Au début des années 2000, Umani Ronchi agrandi son vignoble en se rendant acquéreur de plusieurs hectares de vignes dans les Abruzzes, sa voisine du sud. Issu à 100% du cépage Montepulciano, de la région des Abruzzes et cultivé en agrobiologie, le vin est d’une couleur cerise foncée aux reflets violacés. Un nez persistant de cerise, de chocolat, de fruits confits et d’un léger boisé, fait place à une bouche ample et juteuse sur des tannins très fins et d’une grande souplesse. On est très loin des tannins qui assèchent la bouche et qui décapent le palais au passage. De la vraie soie. Toute une surprise! Les stocks s’envolent rapidement sur les tablettes. Je vous conseille de vérifier la disponibilité en succursale sur le site de la SAQ en cliquant sur l’étiquette ci-contre. Bonne dégustation!!!








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